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Valérie Lenders

Le désir de tout étreindre

Comment photographier un film, condensé insaisissable d’images et de mouvements ? Telle est la question que s’est posé Hiroshi Sugimoto, photographe japonais de renom. A cette problématique, il a apporté une réponse inattendue : prendre une photo qui durerait tout un film. Pour évidente qu’elle soit en apparence, cette réponse ne manque ni de complexité, ni de profondeur. S’offrir un temps de pause équivalent à la durée de vie du sujet à photographier relève d’une grande humilité. Une humilité d’autant plus grande que le résultat est sans appel : une image sur laquelle figure une toile résolument et définitivement blanche. Cette image brûlée est le témoignage ultime d’un temps consumé. Difficile de trouver manifeste artistique plus pertinent.Comment peindre la musique ? Telle est l’une des questions qui traverse le travail de Valérie Lenders. En guise de réponse, sans le savoir, elle a emprunté le chemin étroit d’Hiroshi Sugimoto. Valérie Lenders peint la musique en l’accompagnant à toute vitesse, à la manière de ces carnets d’écriture automatique – il faudrait dire de dessin automatique - qu’elle déroule au fil des notes et des tempi. Cette question cruciale, elle ne la pose pas qu’à la musique. C’est la vie entière qu’elle cherche à étreindre à travers ses toiles, quitte à les broder. Coudre et recoudre, sans doute cherche-t-elle à rapiécer les fragments d’un moi épars. Pourtant on aurait tort de chercher à invoquer la psychanalyse. Comme on ferait fausse route en déballant le lourd arsenal critique. Il faut préserver ses toiles précieuses de toute tentative de récupération théorique. C’est une fêlure qui permet à Valérie Lenders d’avancer en peinture. Pas besoin d’y mettre des mots.Si explication il fallait donner, il conviendrait mieux d’aller la chercher du côté de l’Art Brut. Du côté des muets et des vierges. Ceux qui ne maîtrisent rien mais que traverse un souffle inconnu d’eux-mêmes – trop grand pour leur personne – qui tantôt apaise, tantôt fait souffrir. Nul besoin d’être en rupture ou en résistance pour être embarqué par cette vague. Non, comme la foudre, le trait s’abat au hasard, frappant de stupeur et d’innocence. Il n’y a rien à comprendre. Il y a juste un pur moment d’existence, soudain, arrêté sur une toile. Regarder et tendre l’oreille.Notes prises à la manière dont Valérie Lenders peint, cela donnerait :C’est incroyable de voir, le côté intarissable de cette source. Ici, l’angoisse du vide et de la page blanche n’existent pas. Tout comme celle de l’erreur, elle semble ne jamais dire « je me suis trompé, je dois recommencer ». Les images jaillissent en permanence. La construction est aussi intéressante que le travail fini. On pourrait arrêter une peinture à n’importe quel moment, elle serait toujours aussi interpellant. Il est incroyable de voir comment les formes surgissent, elles ne répondent pas aux logiques habituelles.

Michel Verlinden février 2011

 

 

Dé-coutures improvisées
Ses rêves viennent nous mettre en éveil, comme une évidence, le fascinant bonheur d’être en vie. Et cela se joue de touches variées.
Les géographies de couleurs, les beaux papiers, les mailles chinées se voilent et se dévoilent au gré des points de broderie ou d’un graphisme fluide. Au fil de sa lecture, notre regard voyage dans les structures tramées. Une rencontre improbable surprend, nous enchante. Voilà que notre lecture vibre, respire au rythme de la pulsation.
S’étonner de voir le plus profond aussi palpitant.
Tout cela pétille! L’énergie est sujet, si féminine.
Tout l’art est là. Non, c’est tout le plaisir qui est là. Et c’est tant mieux !  
Hélène Cordier & Valérie lenders

 

Valérie Lenders, une artiste mutine, généreuse.

Peindre, pour dérouler à contre-courant le parchemin de son vécu, s'est très vite imposé comme une évidence.
Si la vocation picturale qui s'est emparée d'elle dès ses jeunes années ne l'a jamais quittée, Valérie Lenders semble s'excuser de révéler un pacte secret. Mais son ton enjoué dissimule mal son envie puissante de relier les fragments de sa vie.
Elle n'aime pas ce qui est figé et elle le prouve en affirmant sa maîtrise avec un étonnant sens du mouvement. Cette amoureuse de vitesse dilue formes et couleurs pour n'imprégner le regard que de morceaux choisis. Sa poésie transcende le moindre
support de toile, de papier, de mailles chinées. Sensible, elle a toujours aiguisé son talent à la beauté des êtres et des choses. Elle aime plaquer sur la matière les accords volubiles d'une voix intérieure, les caprices de son âme... En écoutant une symphonie, elle est saisie d'une sorte de vertige lumineux, laisse exprimer son instinct et ses toiles deviennent des chefs-d'oeuvres magnifiés par la musique. Les traits,
les lignes horizontales ou verticales, deviennent un autre langage. Par cette lecture, la pensée converge irrésistiblement vers l'émotion. Si le nom de Valérie ne clignote pas en lettres capitales sur la scène internationale, beaucoup d'amour et d'éloges
grandissants gravitent autour de cette personnalité solaire.

L’événement octobre 2010

 

Lauréat Des Coups de Coeur Parcours d'Artistes de Saint-Gilles édition 2010

 

 

Musicales, lyriques et parfois franchement symphoniques, les toiles de Valérie Lenders sont autant d’impulsions qui font danser la ligne et chanter la couleur. Tout cela pétille d’une énergie qui fait exploser les tonalités et s’entrechoquer les contrastes. Gourmande et généreuse, sa peinture n’exclut pas les élans de sobriété et se plie volontiers à des structures tramées qui ne parviennent cependant pas à contenir tout à fait ce mouvement vital. Et c’est tant mieux !

Didier Paternoster / Septembre 2009 / Journaliste

 

 

Parfum de mélodie, souvent une courbe se dessine, dérivée de spirale, une ligne que le regard suit comme la pensée suit son fil. L’imagination coule dans le lit de la rivière qu’elle dessine. Parfois des axes , des lignes
horizontales ou verticales, nous situent dans l’espace en même temps qu’elles évoquent leurs relents de grillages. L’axe engendre l’espace mais il apporte
ausi sa limite: en même temps qu’il nous situe, il nous emprisonne. Le tableau devient une cage dorée. A la fois évocatrices de l’infiniment grand et de l’infiniment petit, des taches de couleurs et leurs textures invitent à
un univers infini. On est projeté dans l’espace, dans les méandres organiques du corps humain, dans le rêve. Bulles d’émotions qui résonnent et se cognent,
se rencontrent. Vie extérieure et vie intérieure finalement se confondent.
Tandis que de plus fins traits viennent rythmer les images, le temps me ressaisit, j’entends les tambours qui parlent, le claquement de leur peau sous
la forme d’un trait. Et surfant sur ce rythme, j’aperçois de ci de là la danse d’un atome. Quand le chaos se met à groover, la liberté s’abandonne à l’extase.

Manu Hermia / Septembre 2009 / Jazzman

 

 

Valérie parle de ses toiles

à la première personne du
singulier.

La formule est réversible: les toiles de Valérie parlent singulièrement de son rapport personnel à … Valérie.
Entendons-nous: point d'exhibition, ni plus encore de nombrilisme car le travail tient plus de l'exploration que de la célébration.
Pour les moyens comme pour la fin.
L'aventure est celle d'une quête,
incertaine,
tâtonnante,
et d'une prise de risques,
mesurée.
Le fond touche à la forme, par couches successives.
A moins que ce ne soit la forme qui ne touche le fond,
pour en investir définitivement la profondeur du confinement.
L'abîme est proche pour celui qui se perd.
Aussi, au cœur d'une cartographie assumée, l' abscisse répond à l'ordonnée pendant que les parcours,
giratoires,
enferment par crainte de laisser fuir,
et renvoient tous au centre,
ce centre tant espéré par un Poucet de gigogne, jouisseur, bien décidé à ne pas se laisser dévorer par les tourments de ses propres peurs affectives.
Une tendresse,
candide et insomniaque,
se love dans les rondeurs accueillantes,
matelassées de couleurs,
des glyphes pulsionnels et incandescents d'une certaine Valérie,
celle-là même qui ose enfin affirmer que les mots si difficiles à écrire cachaient en fait une beauté fragile,
au bord d' un déchirement toujours possible,
à ce point possible qu'il fallait à tout prix en couturer les fibres avant même qu'il n'advienne.
Valérie parle à ses toiles d'une première personne toute singulière.
Entendez le récit d'un présent éternel.

Marc Mawet / Juillet 2009 / Architecte .

 

 

De l'apprentissage du grand format, Valérie a gardé la maîtrise de l'espace. Aujourd'hui l'envolée se confronte au structuré. Loin d'un combat, c'est un jeu d'improvisation où la musicalité des couleurs le dispute à la géographie du trait ou à son inconscient. Fixer le mouvement, sans cesser de faire danser l'image, tout le travail est là. Non, c'est tout le plaisir qui est là. Jouissif…

Philippe Guilmin

 

Il y a dans la peinture de Valérie Lenders comme un parfum d'une vie astrale dégagée de toute pesanteur terrestre, animée d'un tourbillonnement, d'un rythme circadien nymbé d'une lumière, à la fois, euphorisante et apaisante. Ce mélange d'excitation et de détente est l'expression d'une fulgurante pulsion de vie nous emportant vers des moments de grande extase et de bonheur dont Valérie nous gratifie avec la générosité et la spontanéité qui sont emblématiques de sa personnalité si authentiquement attachante.
Merci Valérie et surtout, continue à nous enchanter avec autant d'entrain et de talent !
Amicalement,
Robert Kriwin / Juin 2009.

 

 

Valérie peint, Valérie crée, des toiles grandes puissantes et colorées.
Elle y met toute sa vie, toutes ses envies.
Les lignes tourbillonnent , elles vous entraînent pour un joli et fascinant voyage.
Valérie peint, Valérie crée des petites toiles légères et précieuses comme des bonbons roses, elle vous invite à pénétrer ses boudoirs poudrés et tendres comme elle.
Valérie peint, Valérie crée, Valérie évolue continuellement....
Valérie grandit...... J’aime regarder et suivre son attachant travail qui est le fidèle reflet de sa belle personnalité.
Ines Pagnotti / Juin 2009.

 

"Valérie Lenders la symphonie des couleurs"
Article paru dans le Wolvendael de mai 2009

De S. Morgan

 

"Cela va meugler dans la ville"
Article paru dans la Libre Belgique du 20/06/2003